ASCF - Chateau de Saint-Martin-du-Tertre dit de Franconville

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texte suivant Olivier Valmier

INFOS de juin 2010

La fin de l'année 2009 nous avait donné beaucoup d'espoir quant à la volonté d'aboutir à une solution: la vente du Château, et tout avait l'air d'être mis en oeuvre.
Las, depuis, rien de nouveau.
Nous avons posé plusieurs questions à Madame la directrice et nous  attendons des réponses sur le devenir du domaine de Franconville-aux-bois.

Nous organisons une visite conférence au château de Maisons-Laffitte le 16 octobre prochain.



Nous serons reçus à 14 heures 30 et nous sommes impatients à la perspective de connaître l'illustre parent du château de Franconville-aux-Bois.

Pour cette visite nous vous demandons une participation de 7 euros, le solde sera réglé par l'association.

Pour ce faire, cliquez sur le liens visite chateau maisons
l'imprimer et le renvoyer à la secrétaire Chantal Regnault.





Des contacts ont été pris par nos adhérents avec le Ministère de la Culture et de la Communication pour suivre cette affaire.
De son côté, la direction du Centre Hospitalier est toujours à la recherche d'un acquéreur potentiel!



INFOS DERNIERES

Suite à notre réunion du 6 novembre 2009,
Voici le texte de l'article paru le 13 novembre 2009
dans l'Echo - Le Régional


Qu’en est-il du château de Franconville ?

 

Vendredi 6 novembre, l’association pour la sauvegarde du château (Ascf) recevait adhérents et sympathisants pour une mise au point sur le devenir du château de Franconville.

Mme Zaynab Riet, nouvelle directrice du centre hospitalier, son adjointe Mme Odile Nadier et M. Alain Bled l’ingénieur, chargé des travaux sur le domaine de Franconville, avaient accepté de se joindre à la réunion.

Pour commencer, Olivier Valmier, président de l’Ascf, présenta des photos montrant que la colonnade avec des arbres trop proches, les barreaux des fenêtres sciés ou arrachés par des personnes indélicates (squattant malgré les efforts du centre), sont menacés en permanence ; que l’absence d’un vasistas tombé de la toiture, ou les arbres (re)poussant dans les joints des pierres amènent de nouvelles dégradations à l’édifice ; en n’oubliant pas l’orangerie dans un état déplorable, les étais n’étant plus solidaires des arcades des fenêtres. Ne parlons pas de l’embarcadère devenu une ruine.

Mme Riet intervient et confie : « Le château est un grand souci pour moi, je suis très attachée au patrimoine. » Au dernier conseil d’administration, une procédure a été enclenchée pour sortir le château du domaine public pour le mettre dans le domaine privé. Cette opération permettra surtout au centre de le vendre ou de le louer séparément. Une estimation est en cours, demandée en juillet, les Domaines n’ont toujours pas donné de réponse au centre hospitalier.

Mme Riet est consciente des problèmes, mais pour elle « le développement de l’hôpital est primordial » et ne permet pas d’intervenir sur le château. Autre nouvelle qui facilitera la reprise de l’ensemble château, orangerie, théâtre, avec 40 hectares environ, c’est le transfert des services administratifs qui occupent le petit château, « mais l’opération ne sera pas conclue avant deux ou trois ans, et cela aura le mérite de regrouper l’administration dans le centre hospitalier », précisa Mme Nadier.

Les trois châteaux

L’Ascf recevait ensuite Mme Florence de La Roncière, ancienne conservatrice de Maisons-Laffitte, et Catherine Panchout, photographe. La conservatrice brossa un historique du château de Maisons, modèle d’architecture du xviie siècle, inspirant des architectes notamment Hippolyte Destailleur pour Franconville au xixe siècle à Saint-Martin. Ce dernier est construit alors que le château de Maisons est dans un triste état. Henri Allais, journaliste, va lancer une campagne permettant de le sauver. Franconville attend son sauveteur !

Puis un reportage photos de Catherine Panchout permit de découvrir la création et la construction du château de Pékin, dernière réplique de Maisons, construit au xxe siècle par M. Zhang, un riche Chinois, et destiné à l’hôtellerie. Un projet de livre proposé par ces dames concernant les trois châteaux et leur histoire permettra peut-être de concrétiser ces trois aventures architecturales.

Au vu de toutes ces informations, la soirée s’est terminée avec un sentiment relatif d’espoir de par la volonté manifeste de chacun de faire bouger les choses. Y arriveront-ils ? À suivre…







Voici deux aquarelles d'un artiste de Saint-Martin-du-Tertre,
Monsieur Patrick Fautrat


Aquarelle de Monsieur Patrick Fautrat

Aquarelle de Monsieur Patrick Fautrat



Chateau au 14 septembre 2008



Depuis dix huit ans, le château de Saint-Martin-du-Tertre est resté sans entretien, à l'abandon, livré au pillage, au démantèlement sans que les responsables ne réagissent.
C'est pourquoi cette association fut créée en 2006.
Nous recherchons actuellement, pour une future publication sur internet  et la préparation de diaporama, des documents photos ou des anecdotes que vous pouvez nous adresser soit par courrier électronique, soit par courrier postal.
L'anonymat sera conservé selon votre désir.
En effet, beaucoup de Saint-Martinoises et Saint-Martinois y ont passé une partie de leur vie, soit pour y travailler, soit pour s'y faire soigner.
Nous avons retenu la grande salle de la Martinoise à Saint-Martin-du-Tertre pour le vendredi 6 novembre 2009 à 20 heures 30, pour faire une soirée diaporama avec conférencier, soirée ouverte à tous.

Si vous ne l'avez pas reçu, vous pouvez imprimer
le dernier bulletin d'information dans la rubrique
ASCF infos


Le samedi 4 avril 2009, les adhérents de l’Association pour la Sauvegarde du Château de Franconville à Saint Martin du Tertre se sont réunis en Assemblée Générale. Nous remercions les adhérents qui se sont déplacés ainsi que Monsieur DUFOUR (Maire de Saint Martin), Jérôme CHARTIER (Président du Conseil d’Administration du Centre Hospitalier) et Marc DINGREVILLE (chargé de la coordination du projet).

Un diaporama réalisé par les bons soins de Jean ROYER reprenait les évènements 2008 au château. S’en est suivi un débat dans lequel le sort du château a été débattu.

Suite à l’article publié dans les Echos, il semblerait que le repreneur ait changé son fusil d’épaule. Le contenu de cet article établissait un bref historique du château ces quinze dernières années, depuis son abandon. A la parution de cet article, l’investisseur se serait désisté et le potentiel repreneur aurait décidé de ne plus louer le château sur du long terme mais de l’acheter tout simplement. Pour éviter toute polémique, nous souhaitons rappeler que l’Association n’a pour but que de soutenir le Centre Hospitalier et son Président dans sa  lourde tâche qui consiste à sauver le Château.

Enfin, l’Association souhaite plus que personne voir un investisseur commencer les travaux de rénovation cet été.

Aussi, il convient de rappeler que la construction et l’embellissement de ce château ont occupé la vie d’un homme peu commun, celle du Duc de MASSA qui en fit son œuvre en combinant un doux art de vivre à la française où l’art côtoyait l’excellence et où la persona grata aimait se réunir à l’occasion de fêtes qui transformait Saint-Martin en un Versailles éphémère… Nous devons nous montrer à la hauteur d’un tel héritage qui a été pensé avec tant de soin. Nous devons donc agir avec la plus grande prudence, prendre des décisions claires et avancer doucement et sûrement.

Quelles sont les solutions qui s’offrent à nous ? Lors de la réunion, Jérôme CHARTIER en a écarté une et proposé deux autres.

      Comme vous le savez, l’ancienne solution visait à louer le château sur du long terme à un repreneur qui aurait transformé le château en un centre de séminaires d’excellence. Ce dernier n’acceptant pas la forme du contrat, c’est avec amertume, et nous le comprenons, que M CHARTIER a dû écarter cette hypothèse qui a nécessité deux ans de travail. 

Les deux solutions évoquées par notre Député sont les suivantes :

  • Réaliser une vente aux enchères et le céder au plus offrant.
  • Estimer le château puis le vendre de gré à gré.

La première n’est pas souhaitable, si je puis m’exprimer ainsi, et j’en parle en connaissance de cause puisque les ventes aux enchères sont mon métier.

Tout d’abord, si le château appartient au domaine public, il suffira de le déclasser pour que le Centre Hospitalier puisse le céder de gré à gré à l’acheteur le plus viable économiquement parlant. Vu l’ampleur du projet, il serait souhaitable que l’offre soit mondiale. Pour cela il faudrait en passer par des maisons de ventes étrangères telles que Christie’s ou Sotheby’s car les maisons de ventes françaises n’ont pas le droit de céder des biens immobiliers; droit exclusif réservé aux huissiers et notaires. Cependant, je tiens à mettre en garde le Centre Hospitalier du risque de devoir s’acquitter d’importants frais vendeurs sans pour autant garantir que les enchères atteindront des sommets…  

La seconde solution consiste à vendre le château au plus offrant par le biais d’une vente de gré à gré. Dans ce cas, le frais de vente seraient minimes en comparaison à la solution précédente et le Centre Hospitalier pourra choisir de céder le château à un repreneur le plus opportun économiquement et éthiquement parlant.

Ce que déplore Monsieur CHARTIER serait que si le Centre Hospitalier vend le château, il ne pourra plus maîtriser le sort de ce dernier. Que se passerait-il en effet si l’acheteur décidait de démanteler le château pierre par pierre et de créer un ensemble de barres d’immeubles ? Il est vrai que cette éventualité se doit à juste titre d’être envisagée. Si le château est classé à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques (ISMH), il serait bon que ce dernier quitte cette antichambre ingrate pour accéder au rang mérité des monuments historiques (MH). Par ce biais, les repreneurs ne pourront pas agir contre les intérêts du château et cette crainte de le voir disparaître serait pour ainsi dire réduite à peau de chagrin.

Pour conclure ce débat, je souhaiterais revenir sur la question pertinente formulée par Monsieur DEVERNE, actif dans le monde de l’art et de l’architecture, qui a participé au débat. Celui-ci nous interpelle et s’étonne avec raison de la situation : « Le groupe qui souhaitait louer le château dans les termes convenus désire aujourd’hui devenir propriétaire. Le groupe est aisé, prospère, ses rénovations de châteaux (plus de 20 en Europe) sont spectaculaires et respectueuses des monuments historiques. Son projet de reprise est prometteur pour la petite commune de Saint-Martin : emplois créés, grands travaux, dynamisme, valorisation du patrimoine (…). Pourquoi hésiter plus longtemps ? »  Pourquoi ne pas rédiger un contrat de vente si telle est la solution ? Au final, nous partageons l’avis de Monsieur DEVERNE. Cependant, avant toute chose, le château doit être déclassé à l’issue d’un Conseil d’Administration pour le faire sortir du domaine public et le faire basculer dans le domaine privé. Sans cette étape, rien ne sera possible. Nous attendons donc que le Centre Hospitalier nous communique cette heureuse information dans les meilleurs délais.

En cas d’échec de ce projet, j’ai de mon côté un projet de taille et quelque peu ambitieux qui viserait à revaloriser l’aspect culturel du château, son théâtre, son orangerie et son parc… L’idée mûrit depuis quatre ans et si rien ne se passe d’ici l’été, je m’engage devant vous à essayer de développer ce projet pour lequel beaucoup de personnes seraient prêtes à participer…

Pour ne pas perdre courage dans cette nouvelle épreuve, je voudrais vous faire partager cette phrase d’un homme passé maître en matière de châteaux hantés, de contes de fées et de belle au bois dormant :  « Pour réaliser une chose vraiment extraordinaire, commencez par la rêver. Ensuite, réveillez-vous calmement et allez d'un trait jusqu'au bout de votre rêve sans jamais vous laisser décourager. » Walt Disney

Ne nous décourageons pas, aidons de notre mieux le Centre Hospitalier dans sa lourde tâche. A priori, nous devrions connaître les derniers rebondissements avant l’été. A bon entendeur…

                                                                                              Olivier VALMIER

 

 




Merci de votre visite. A bientôt.



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